En gros plan, on voit le visage d’une femme, la tête lourdement posée sur son bras. Le regard un peu levé vers le haut, elle chuchote comme si elle parlait à une autre elle-même : "Ah, Iritchka, ma pauvre, t’as tellement travaillé aujourd’hui, t’as repassé, nettoyé, balayé la terrasse..." Sa voix se fait un peu plainte : "Et personne ne l’a vu, personne n’a rien dit, même pas un petit 'ma pauvre'..." Un silence tombe. Puis, avec une tendresse sa main apparaît dans le cadre, caresse doucement sa joue. "Ma pauvre... tien un chocolat, repose-toi." Elle veut se relever pour continuer son ménage mais sa main la retient gentiment : "Non, ne fais plus rien, repose-toi, mange ton chocolat,... ma pauvre..." Peu à peu, ses traits se détendent, un sourire s’installe. La solitude s’allège, juste assez pour laisser place à une petite douceur retrouvée.